Thérapie de couple : prix, durée, et ce qu’on peut faire avant d’y aller

Une thérapie de couple coûte cher, prend du temps, et beaucoup de couples n’y vont pas pour ces raisons-là, ou parce que pousser la porte est déjà une épreuve. Voici ce qu’il faut savoir sur le prix, la durée, le choix du thérapeute, les signaux qui disent qu’il est temps, et ce qu’on peut déjà faire avant, ou en attendant.

Par Laurène · publié le 14 septembre 2026 · mis à jour le 23 septembre 2026 · 8 min de lecture

Combien coûte une thérapie de couple ?

Il n’existe pas de tarif officiel : chaque praticien fixe le sien. En France, les prix qu’on rencontre le plus souvent se situent entre 60 et 120 euros la séance, avec des séances de 45 minutes à 1 h 30 selon l’approche, et des tarifs plus élevés dans les grandes villes ou chez les praticiens très demandés. Ce sont des ordres de grandeur observés sur les sites des praticiens, pas une statistique : le seul prix qui compte est celui affiché par la personne que tu contactes.

Ce qu’il faut savoir sur le remboursement : la thérapie de couple n’est pas prise en charge par l’Assurance maladie, sauf quand elle est menée par un psychiatre dans le cadre d’une consultation médicale, ce qui est rare. Le dispositif « Mon soutien psy », qui rembourse des séances chez un psychologue, concerne les consultations individuelles, pas la thérapie de couple. Certaines mutuelles remboursent un forfait de quelques séances par an chez un psychologue : vérifie ton contrat, et demande si les séances de couple sont incluses. Enfin, des centres de consultation (centres médico-psychologiques, associations, certains conseillers conjugaux et familiaux) proposent des tarifs réduits ou selon les revenus.

Combien de temps dure une thérapie de couple ?

Là encore, pas de règle. Les approches structurées comme la thérapie centrée sur les émotions de Sue Johnson ou la méthode Gottman se déroulent souvent sur une dizaine à une vingtaine de séances, à raison d’une tous les huit à quinze jours, soit quelques mois. Les approches psychanalytiques peuvent durer plus longtemps. Et certains couples viennent pour trois ou quatre séances, autour d’une décision ou d’une crise précise. Une bonne question à poser dès le premier contact : « à quoi ressemble un accompagnement type chez vous, et comment saurons-nous qu’on peut s’arrêter ? ».

À l’arrivée, une thérapie de couple représente souvent entre 600 et 2 000 euros sur quelques mois. C’est exactement pour ça que beaucoup de couples n’y vont pas, ou trop tard. Et c’est une des raisons pour lesquelles MyLoveLab existe.

Comment choisir un thérapeute de couple ?

  • La formation. Le titre de psychologue est protégé (master en psychologie, numéro ADELI ou RPPS). Celui de psychothérapeute est réglementé depuis 2010. « Thérapeute de couple » et « coach » ne le sont pas : ça ne veut pas dire que la personne est mauvaise, ça veut dire qu’il faut regarder sa formation réelle.
  • L’approche. Deux méthodes ont été particulièrement évaluées par la recherche : la thérapie centrée sur les émotions (EFT) de Sue Johnson, qui travaille les cycles négatifs et les peurs d’attachement dessous, et la méthode Gottman, qui travaille les comportements observables (les quatre cavaliers, la réparation, les rituels). Un praticien formé à l’une ou l’autre le dit sur son site.
  • La neutralité. Un bon thérapeute de couple ne prend le parti de personne, et vous le sentirez dès la première séance. Si l’un des deux se sent jugé ou mis en minorité, il faut le dire, ou changer.
  • Le contact. La qualité de la relation avec le thérapeute est l’un des meilleurs prédicteurs de l’efficacité d’une thérapie. Si le courant ne passe pas après deux séances, ce n’est pas un échec, c’est une information.

Quand faut-il y aller ?

Plus tôt qu’on ne le croit. La croyance qui coûte le plus cher, c’est que consulter serait le dernier recours, l’aveu d’échec, la salle d’attente des séparations. John Gottman a observé l’inverse : les couples attendent en moyenne des années après l’apparition des difficultés avant de consulter, et cette attente est la seule vraie erreur de timing. Consulter est l’outil des couples qui tiennent : on y va pour continuer d’aller bien.

Les signaux, sans drame : des débordements qui se rapprochent, le même épisode qui revient identique malgré vos efforts, un désaccord qui s’est remilitarisé, une trahison, une traversée du désir qui dure des mois, ou tout simplement deux bonnes volontés qui n’y arrivent pas. Et un cas à part, qui n’est pas une thérapie de couple : quand il y a de la peur, du contrôle, une asymétrie répétée, des coups ou des menaces. La violence n’est pas un conflit, elle ne se traite pas à deux dans un cabinet. Le 3919 est gratuit et anonyme ; le 17 en cas de danger immédiat.

Tu ne sais pas si c’est le moment ? Le test MyLoveLab mesure sept dimensions de ta relation en 15 minutes : tu vois lesquelles tiennent et lesquelles coincent, avant de décider quoi que ce soit.

Passer le test

Ce qu’on peut faire avant, ou en attendant

Une thérapie de couple ne fait pas de magie : elle installe des gestes précis, observables, apprenables, dans un cadre qui permet de les tenir. Une partie de ces gestes se pratique sans thérapeute, et les pratiquer avant n’est jamais du temps perdu : soit ça suffit, soit tu arrives en séance avec une relation déjà en mouvement et des mots pour dire ce qui coince. Trois choses en particulier.

Mesurer, pour ne pas parler en bloc

La première séance d’une thérapie sert souvent à ça : faire sortir le couple du « ça va / ça va pas » pour regarder terrain par terrain. Un test sérieux, avec un score par dimension, fait une partie de ce travail. Il ne dit pas si le couple va durer, il dit où regarder.

Installer les gestes de base

Demander « des solutions, ou juste une oreille ? » avant de répondre. Reformuler jusqu’au « c’est ça ». Poser une pause avec heure de retour quand le corps bascule. Débriefer une dispute à froid, en trois questions, sans chercher qui a commencé. Tenir un état des lieux de trente minutes par semaine. Ce sont des exercices de thérapie de couple, au sens propre, et ils sont détaillés dans un autre article.

Nommer le cycle plutôt que le coupable

C’est le cœur de ce qu’un thérapeute EFT fait en séance : montrer au couple la machine à deux, où le mouvement de l’un déclenche l’alarme de l’autre, sans premier maillon. Vous pouvez commencer seuls : donner un nom à votre cycle (« le manège », « la polka du mardi »), et à la prochaine tension, chercher le tour d’avant plutôt que le tort de l’autre.

MyLoveLab n’est pas une thérapie, et ne prétend pas la remplacer

Ce qu’on propose, c’est ce que les couples peuvent faire par eux-mêmes, à partir de la recherche : un test pour mesurer, un programme pour installer les gestes, une session courte par jour, sans attendre d’avoir les moyens ou le courage de pousser une porte. Pour beaucoup de couples, ça suffit. Pour d’autres, c’est ce qui leur permet d’arriver chez un thérapeute plus tôt, et mieux préparés. Dans le programme, chaque dimension renvoie explicitement vers un professionnel quand la situation le demande. Pour comparer les options, en visio, en cabinet ou par soi-même, on a écrit un guide de la thérapie de couple en ligne.

Le programme MyLoveLab : sept dimensions, dix niveaux chacune, environ huit minutes par jour, à partir de tes résultats au test.

Découvrir le programme

Questions fréquentes

La thérapie de couple est-elle remboursée ?

Pas par l’Assurance maladie, sauf consultation chez un psychiatre. Le dispositif « Mon soutien psy » concerne les séances individuelles chez un psychologue, pas la thérapie de couple. Certaines mutuelles remboursent un forfait de séances de psychologue : vérifie ton contrat. Des centres et associations proposent des tarifs selon les revenus.

Combien de séances faut-il ?

Souvent entre dix et vingt pour les approches structurées comme l’EFT ou la méthode Gottman, tous les huit à quinze jours. Certains couples viennent pour trois ou quatre séances autour d’une décision précise. Demande dès le premier contact à quoi ressemble un accompagnement type.

Mon partenaire refuse d’aller en thérapie, que faire ?

Tu peux commencer seul : une thérapie individuelle, ou un programme comme MyLoveLab, change ta position dans le couple, et dans un système à deux, un seul qui change de pas change la danse. Beaucoup de partenaires réticents finissent par venir quand ils voient que ça bouge, et que personne ne cherche à les juger.

Thérapeute de couple, psychologue, conseiller conjugal : quelle différence ?

Le titre de psychologue est protégé (master, numéro ADELI ou RPPS) ; celui de psychothérapeute est réglementé. Conseiller conjugal et familial est une formation spécifique, souvent en centre de planification, à tarifs modérés. « Thérapeute de couple » et « coach » ne sont pas des titres protégés : regarde la formation réelle et l’approche (EFT, Gottman).

Peut-on faire une thérapie de couple en ligne ?

Oui, la plupart des praticiens proposent la visio, souvent au même tarif. C’est utile pour les couples à distance ou loin des villes. Ce qui compte reste la formation du praticien et la qualité du contact, pas le canal.

Références

  1. Johnson, S. M. (2008). Hold Me Tight. Little, Brown. (thérapie centrée sur les émotions)
  2. Gottman, J. M. & Silver, N. (1999). The Seven Principles for Making Marriage Work. Crown.
  3. Gottman, J. M. & Gottman, J. S. (2015). 10 Principles for Doing Effective Couples Therapy. Norton.
  4. Ameli.fr : dispositif Mon soutien psy (séances individuelles chez un psychologue).
  5. Arrêtons les violences (gouvernement français) : la distinction conflit / violence, le 3919 et le 17.

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