Test de couple à faire à deux : 25 questions à vous poser ce soir

Un test de couple à faire à deux, ce n’est pas un quiz qu’on remplit côte à côte en riant. C’est une série de questions précises, posées à tour de rôle, qui font remonter ce que vous ne vous dites plus. En voici 25, classées par terrain, avec la règle du jeu pour que la soirée finisse mieux qu’elle n’a commencé.

Par Laurène · publié le 3 octobre 2026 · 8 min de lecture

La règle du jeu avant de commencer

Les questions ci-dessous ne servent à rien si vous les enchaînez comme un questionnaire. Elles marchent avec trois règles simples, et les trois comptent. La première : chacun répond à son tour, sans être interrompu. Celui qui écoute ne commente pas, ne corrige pas, ne se défend pas. Il peut seulement poser une question pour mieux comprendre. La deuxième : on parle de soi, pas de l’autre. « Je me sens seul·e le dimanche soir » ouvre une conversation ; « tu es toujours sur ton téléphone » ouvre un procès. La troisième : on s’arrête quand la tension monte. Pas pour fuir, pour revenir plus tard, à une heure dite.

Prévoyez une heure sans écran, un moment où vous n’êtes pas épuisés, et choisissez cinq questions, pas vingt-cinq. Les autres attendront un autre soir. Un test de couple à deux qui dure trois heures finit presque toujours mal, non pas parce que les questions sont mauvaises, mais parce que la fatigue transforme n’importe quelle réponse en reproche.

Communication : est-ce qu’on s’entend encore ?

  1. Quand je te raconte un problème, qu’est-ce que tu attends de moi en premier : une solution, ou que je t’écoute ?
  2. Quelle est la dernière chose que tu as gardée pour toi pour ne pas créer de tension ?
  3. À quel moment de la semaine as-tu l’impression qu’on se parle vraiment ? Et à quel moment pas du tout ?
  4. Y a-t-il une phrase que je dis souvent et qui te ferme au lieu de t’ouvrir ?
  5. Si tu devais m’apprendre une seule chose sur ta façon d’écouter, ce serait quoi ?

Ces questions visent une chose précise : savoir si vous vous sentez entendus. John Gottman a montré que les conversations finissent presque toujours sur la note où elles commencent, et que les couples qui vont bien ne parlent pas plus que les autres, ils répondent plus souvent aux tentatives de connexion de l’autre. La question 1 est celle qui change le plus de soirées : beaucoup de disputes viennent d’une solution donnée à quelqu’un qui voulait juste une oreille.

Conflits : comment on se dispute, et comment on répare

  1. Pendant une dispute, qu’est-ce que je fais qui te fait le plus mal ? Et toi, qu’est-ce que tu fais que tu regrettes après ?
  2. Après une dispute, de quoi as-tu besoin pour revenir vers moi : du temps, un geste, des mots ?
  3. Quel est le sujet qui revient sans jamais se régler ? Qu’est-ce qui se cache dessous, selon toi ?
  4. Est-ce qu’il t’arrive de céder pour avoir la paix ? Sur quoi ?
  5. Quelle a été notre meilleure réconciliation ? Qu’est-ce qu’on avait fait de différent ?

Les couples qui durent ne se disputent pas moins. Ils réparent mieux et plus vite. La question 8 est la plus importante de cette liste : la plupart des couples ont deux ou trois désaccords qui ne se résoudront jamais, parce qu’ils tiennent à des différences durables de caractère ou d’histoire. Le but n’est pas de les faire disparaître, c’est d’apprendre à en parler sans que ça blesse. Une seule précaution : si une dispute vous fait peur, si l’un de vous se sent contrôlé ou rabaissé, ce n’est pas un conflit à travailler à deux, c’est une situation à sécuriser. Le 3919, gratuit et anonyme, et le 17 en cas de danger immédiat.

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Affection et désir : ce qui fait sentir qu’on est aimé

  1. Qu’est-ce que je fais, même petit, qui te fait te sentir aimé·e ? Et qu’est-ce que je ne fais plus ?
  2. Quand te sens-tu le plus proche de moi physiquement ? Ce n’est pas forcément au lit.
  3. Y a-t-il quelque chose que tu aimerais qu’on essaie, ou qu’on retrouve, et que tu n’oses pas demander ?
  4. Quand je te dis non, ou pas maintenant, comment tu le vis ? Et moi, comment tu crois que je le vis ?
  5. Qu’est-ce qui, dans notre quotidien, éteint ton désir sans que je m’en rende compte ?

Ce terrain demande plus de douceur que les autres. Posez ces questions quand vous allez bien, jamais après une dispute, et acceptez une réponse qui déçoit sans la discuter sur le moment. La question 14 est délicate mais précieuse : un « non » qui est bien reçu est la condition d’un « oui » qui a envie. Les travaux d’Emily Nagoski sur les accélérateurs et les freins du désir disent la même chose en d’autres mots : la plupart des baisses de désir viennent de freins qu’on n’a pas nommés, pas d’un manque d’amour.

Confiance et soutien : est-ce qu’on fait équipe ?

  1. La dernière fois que j’ai eu une semaine difficile, qu’est-ce que tu as remarqué ? Qu’est-ce que tu aurais aimé faire ?
  2. Y a-t-il une promesse, même petite, que je n’ai pas tenue et qui te reste ?
  3. Qu’est-ce que tu me confies à moi et à personne d’autre ? Et l’inverse ?
  4. Dans quelle situation as-tu l’impression de porter plus que ta part ?
  5. Si on devait affronter un vrai coup dur demain, qu’est-ce qui te rassure chez nous ? Qu’est-ce qui t’inquiète ?

La confiance ne se construit pas dans les grandes déclarations mais dans les petits moments où l’un se tourne vers l’autre, et où l’autre répond. Brené Brown parle du bocal à billes : chaque geste fiable ajoute une bille, chaque promesse oubliée en retire une. La question 17 fait souvent remonter des « petites » déceptions que l’un croyait réglées et que l’autre porte depuis des mois. Les entendre sans se justifier, c’est déjà remettre une bille.

Projet commun : où est-ce qu’on va ?

  1. Dans cinq ans, à quoi ressemble une journée ordinaire pour nous, dans ta tête ?
  2. Y a-t-il un rêve à toi que tu as mis de côté pour le couple ? Est-ce que je le sais ?
  3. Sur quelle grande décision as-tu l’impression qu’on n’a jamais vraiment choisi, qu’on s’est laissés porter ?
  4. Qu’est-ce qui, chez nous, mérite d’être protégé quoi qu’il arrive : un rituel, une habitude, un lieu ?
  5. Si tu devais résumer ce qu’on construit ensemble en une phrase, ce serait laquelle ?

Les désaccords sur l’avenir ne sont pas un signe que le couple se trompe. Ils signalent que deux rêves n’ont pas encore été dits à voix haute. Gottman appelle ça le sens partagé : les rituels, les rôles, les objectifs et les symboles qui font qu’un « nous » existe. La question 22 est celle qui surprend le plus : on découvre souvent que l’autre a rangé un désir dont on ignorait même l’existence.

Et après ? Mesurer ce que la conversation a fait remonter

Ces 25 questions font remonter des ressentis. Elles ne mesurent rien, et c’est normal : une conversation n’est pas un instrument. Si vous voulez savoir sur quel terrain votre couple est solide et sur lequel il coince, un test de couple en ligne construit sur la recherche fait l’étape suivante. Le test MyLoveLab prend 15 minutes, chacun de son côté, à propos de la même relation. Vous obtenez un score par dimension, votre style d’attachement et votre portrait relationnel, puis vous comparez vos deux rapports : c’est souvent là que la soirée de questions prend tout son sens, parce que vous ne voyez pas les mêmes forces ni les mêmes angles morts.

Et si la conversation a été difficile, si l’un de vous en est sorti blessé, ce n’est pas le signe qu’il ne fallait pas la faire. C’est le signe qu’il y a un endroit précis à travailler, et que vous venez de le trouver. Un test ne remplace pas un professionnel : si votre relation traverse une crise grave, un thérapeute de couple reste la bonne porte.

Quinze minutes, sept dimensions, un rapport chacun. Comparez vos deux regards sur la même relation.

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Questions fréquentes

Faut-il répondre aux 25 questions en une soirée ?

Non, et c’est même déconseillé. Cinq questions bien écoutées valent mieux que vingt-cinq enchaînées. Gardez la liste et revenez-y une fois par semaine, un terrain à la fois.

Et si mon ou ma partenaire ne veut pas faire le test à deux ?

Tu peux déjà répondre seul·e, par écrit, aux questions qui te parlent : ça clarifie ce que tu veux dire. Et un test de couple en ligne se passe aussi seul·e, à propos de ta relation vue de ta place. Le refus de l’autre est une information, pas un verdict : il dit souvent une peur d’être jugé, pas un désintérêt.

Quelle différence entre ces questions et un test de couple en ligne ?

Les questions ouvrent une conversation ; le test donne une mesure. Les premières font remonter ce que vous ressentez, le second situe votre relation sur sept dimensions, avec un score, un niveau et un point de départ pour progresser. Les deux se complètent : la conversation d’abord, la mesure ensuite, ou l’inverse.

Que faire si une question déclenche une dispute ?

S’arrêter, sans claquer la porte : « on reprend demain à 20 h ». Vingt minutes de pause suffisent souvent pour que le corps redescende. La question qui a fait monter la tension est probablement la plus importante de la liste pour vous ; elle mérite un moment calme, pas une fin de soirée.

Ces questions conviennent-elles à un couple récent ?

Oui, en choisissant d’abord les terrains communication et affection. Les questions sur les conflits et le projet commun supposent un peu d’histoire partagée ; elles viendront plus tard. Un couple récent qui s’entraîne à ces conversations s’épargne beaucoup de malentendus ensuite.

Références

  1. Gottman, J. M. & Silver, N. (1999). The Seven Principles for Making Marriage Work. Crown.
  2. Gottman, J. M. & Levenson, R. W. (1992). Marital processes predictive of later dissolution. Journal of Personality and Social Psychology, 63(2), 221-233.
  3. Nagoski, E. (2015). Come As You Are: The Surprising New Science That Will Transform Your Sex Life. Simon & Schuster.
  4. Brown, B. (2015). Rising Strong. Spiegel & Grau.
  5. Aron, A., Melinat, E., Aron, E. N., Vallone, R. D. & Bator, R. J. (1997). The experimental generation of interpersonal closeness. Personality and Social Psychology Bulletin, 23(4), 363-377.

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